Le Parti socialiste (PS) traverse une crise persistante, marquée récemment par le dépôt d’une plainte contre Aminata Mbengue Ndiaye, secrétaire générale par intérim depuis le décès d’Ousmane Tanor Dieng en 2019. Les membres de l’Initiative pour la Réforme du Parti Socialiste (IR/PS), à l’origine de cette action, lui reprochent de prolonger illégalement son intérim.
Face à ces tensions, des militants ont créé le mouvement « Racines socialistes », qui se donne pour mission de réunifier le parti et de renouer avec les principes du socialisme africain défendu par Léopold Sédar Senghor.
Son président, Moustapha Diaw, appelle à des réformes structurelles pour sortir le PS de l’impasse. Il préconise notamment le renouvellement des dirigeants et l’adoption de nouveaux textes afin de moderniser le parti et de le réadapter aux enjeux actuels.
Pour M. Diaw, ces changements devraient être actés lors d’un Congrès de refondation, indispensable selon lui pour redonner au PS — qui a dirigé le Sénégal pendant quarante ans — son dynamisme et sa crédibilité.
Parmi ses propositions figure également la création d’un poste de président du parti, qui serait confié à une figure respectée, profondément socialiste, et jouerait un rôle d’arbitre en cas de crise. Ce président présiderait à la fois le Secrétariat exécutif national et le Comité central.
Convaincu que le PS peut retrouver sa place sur l’échiquier politique, Moustapha Diaw mise sur la jeunesse et les femmes du parti pour porter un programme ambitieux au service des Sénégalais.
Il rappelle avoir alerté dès avant la présidentielle de 2024 sur la nécessité de rompre le compagnonnage avec Macky Sall et de présenter un candidat issu des rangs socialistes. « En 2021, j’ai demandé à un ministre socialiste de quitter le gouvernement, car celui-ci ne défendait plus les valeurs socialistes », affirme-t-il.
Intervenant ce dimanche 31 août sur Pressafrik TV, le responsable thièssois du PS a réitéré son opposition à un intérim prolongé au-delà d’un an. Avec la plainte contre Aminata Mbengue Ndiaye, il craint que le parti ne soit désormais dirigé par des personnes éloignées de l’idéal socialiste.
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