Le premier cas de choléra avait été enregistré dans un camp de réfugiés de Dougui, dans la province du Ouaddaï, mi-juillet. Aujourd’hui, l’ONU dénombre plus de 700 cas recensés et au moins 50 décès dans six camps de l’est du pays.
Le choléra, surnommé la « maladie des mains sales », se transmet par l’eau et les aliments contaminés. Dans les camps, l’afflux massif de déplacés aggrave la situation : manque d’eau potable, latrines insuffisantes, déchets à ciel ouvert, autant de facteurs qui favorisent une propagation éclair, surtout en saison des pluies.
Ce n’est pas la première fois que le Tchad est confronté à ce défi. Depuis plus de 20 ans, le pays accueille des vagues de réfugiés qui fuient les violences au Darfour voisin. Mais les structures de santé et les systèmes d’eau et d’assainissement, déjà fragiles, atteignent leurs limites, surtout dans un contexte de réduction de l’aide internationale.
Des coupes budgétaires sont réalisées à tous les niveaux, y compris au sein de l’ONU, dont le budget alloué à la réponse humanitaire au Tchad pour l’année 2025 a été quasiment divisé par deux.
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