Vendredi dernier, à l’ONU, l’Iran a fermement rejeté la décision de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni d’activer le mécanisme de « snapback ». L’ambassadeur iranien auprès de l’ONU, Amir Saeid Iravani, a qualifié cette tentative de pression d’« illégale », dénonçant un contournement du mécanisme de règlement des différends prévu par l’accord sur le nucléaire iranien (JCPOA).
Selon l’ambassadeur Iravani, cette action vise à rétablir une résolution déjà expirée. Il a accusé les pays européens, ainsi que les États-Unis, d’avoir été les premiers à violer l’accord nucléaire, remettant en cause leur bonne foi. Il a rappelé les nombreuses notifications envoyées par Téhéran au Conseil de sécurité, au secrétaire général de l’ONU et au coordinateur de l’UE concernant les « violations répétées et le non-respect significatif » des engagements occidentaux.
L’Iran, tout en réaffirmant son attachement à la diplomatie, refuse de négocier sous la menace. « Les tactiques de pression visent à imposer et à dicter, pas à résoudre les problèmes, et l’Iran n’y cédera jamais », a déclaré l’ambassadeur. Il a également mis en garde contre les conséquences de cette décision sur la crédibilité du Conseil de sécurité et la paix internationale.
Le Royaume-Uni, s’exprimant au nom des trois pays européens, a indiqué que leur offre d’extension concernant les mesures de snapback restait valable, tout en appelant l’Iran à répondre aux préoccupations de la communauté internationale concernant son programme nucléaire. Jeudi, ces trois pays ont officiellement déclenché le mécanisme de rétablissement des sanctions de l’ONU, exhortant l’Iran à reprendre les négociations avec Washington et à autoriser les inspections internationales. Ce regain de tension fait suite au retrait des États-Unis de l’accord en 2018, au bombardement de trois sites nucléaires iraniens par les États-Unis lors d’un conflit de 12 jours, et à l’interruption des pourparlers indirects entre Washington et Téhéran après une attaque israélienne en juin. Les États-Unis exigent l’abandon du programme nucléaire iranien, tandis que Téhéran maintient son caractère exclusivement civil. « Selon Anadolu, l’Iran rejette la décision de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni d’activer le mécanisme de « snapback ». »
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